J’ai testé le Bosch Go 3 pendant 6 mois : voici ce qui m’a surpris
Un tournevis est l’outil le plus polyvalent à avoir chez soi, que ce soit pour assembler un meuble de rangement, monter son PC, ou encore réparer quelques petites bricoles. Après six mois d’utilisation, voici mon retour sur le Bosch Go 3, un tournevis électrique portatif de la gamme pro de la marque allemande.
Le Bosch Go 3 : présentation rapide
L’esthétique :
Le Bosch Go 3 séduit d’emblée par son format très compact. Il se glisse d’ailleurs parfaitement dans la poche d’un pantalon de travail (ou dans la poche de mon sweat, que je porte souvent quand je bricole à la maison).
La marque allemande a soigné la qualité de fabrication. En effet, le plastique dense inspire une robustesse à toute épreuve. Durant ces six mois d’utilisations, j’ai d’ailleurs déjà fait tomber le tournevis électrique plus d’une dizaine de fois par mégarde.
Enfin, le revêtement en caoutchouc assure un grip excellent. L’appareil ne glisse jamais, même avec les mains moites en plein effort.
L’équipement :
Le tournevis sans fil arrive dans un solide coffret bleu, couleur historique qui caractérise la gamme professionnelle de Bosch. Par conséquent, on s’attend légitimement à du matériel endurant conçu pour les chantiers.
À l’intérieur, on découvre un câble USB-C pour la recharge. Le fabricant fournit également un jeu d’embouts de vissage forgés en acier au chrome-vanadium, mais le kit dépendra de ce que vous achèterez. Dans mon cas, mon kit comprend deux embouts impact robustes, un PH1 et un PH2.

La fiche technique du Bosch Go 3 :
| Caractéristique | Spécification |
| Tension | 3.6 V |
| Couple (tendre/dur) | 2.5 Nm/5 Nm |
| Vitesse de rotation | 360 tr/min |
| Batterie | 2 Ah (Intégrée) |
| Mandrin | Hexagonal 1/4 » |
| Connectique | USB-C |
| Poids | 320 g |
Mon ressenti sur le Bosch Go 3 :
Dès le déballage, l’outil donne immédiatement confiance. Son poids bien réparti renforce cette sensation de solidité. Pour installer l’embout, il suffit de tirer la bague, insérer et relâcher. De même pour enlever.

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Test du Bosch Go 3
Pour réaliser ce test du Bosch Go 3, j’ai soumis l’outil à diverses situations réelles. D’abord, j’ai assemblé plusieurs meubles en mélaminé et en bois massif. Ensuite, j’ai effectué quelques réglages de précision sur un vélo.
L’appareil a aussi servi au démontage minutieux d’un ordinateur portable, quoique l’embout impact à côté du plastique ne fait pas bon ménage. J’ai fini par érafler mon laptop. Enfin, je l’ai utilisé pour des tâches d’entretien courant, comme le remplacement d’ampoules ou le changement d’interrupteurs. Ces essais variés offrent ainsi une vision complète de ses performances sur le terrain.
Une fonction « push & go » pratique :
Le Bosch Go 3 se distingue par son activation automatique intelligente. Il suffit d’appuyer l’embout contre la tête de la vis pour lancer le moteur. Cette fonction peut surprendre la première fois. Lors de mon essai initial, le couple de démarrages m’a totalement pris de court. J’ai même relâché l’outil un instant après avoir pressé le tournevis par accident.
Une fois la surprise passée, le geste devient totalement instinctif. Ce système se révèle bien pratique pour enchaîner les assemblages en série sans fatigue. C’est lors de l’assemblage des meubles que j’ai pu mesurer son intérêt. Je n’ai plus besoin de visser et d’appuyer, ce qui est le cas avec un tournevis manuel. Un coup de pression et le vissage est bon. En une heure, j’ai terminé un montage qui m’aurait pris bien plus, et sans la fatigue au poignet.

Le sélecteur de couple :
Une bague rotative offre la possibilité d’ajuster finement la force de serrage du Bosch Go 3. Le tournevis propose 7 niveaux d’embrayage mécanique, plus un mode de perçage. Ce large choix permet de s’adapter à de multiples matériaux.
On utilise ainsi un réglage faible pour préserver le filetage délicat d’un laptop ou d’une carte mère. À l’inverse, on monte en puissance pour attaquer du bois plus dense (dans mon cas, je suis monté à 2 ou 3 sur la mélamine).
Par ailleurs, le Bosch Go 3 dispose d’un arrêt électronique. Dès que la vis est fixée, le moteur coupe net. Bien entendu, ce déclenchement dépend directement du niveau de couple préalablement défini. Par exemple, sur les positions de couple les plus élevées (5 à 7 et mode MAX), le moteur se coupe immédiatement s’il détecte de fortes vibrations ou un mauvais alignement. Cela permet d’éviter de foirer une tête de vis.


Un éclairage LED
L’autre atout du Bosch Go 3 concerne l’anneau lumineux entourant le mandrin. Celui-ci permet d’éclairer la zone d’intervention. Son fonctionnement reste toutefois un peu frustrant. La lumière s’allume brièvement pendant une dizaine de secondes, puis s’éteint toute seule.
Dans un boîtier PC sombre ou sous un meuble de cuisine, ce délai est beaucoup trop court. J’aurais largement préféré que la LED reste active en continu pendant le vissage. Une activation couplée au bouton classique ou à la pression « Push & Go » aurait été nettement plus judicieuse.

Les atouts et limites du Go 3
Les avantages du tournevis :
- Compacité et légèreté : L’appareil se transporte très facilement dans une caisse à outils ou une sacoche.
- Puissance : Le couple de 5 Nm autorise des vissages exigeants. Toutefois, cet équipement ne remplacera jamais la force de frappe d’une véritable perceuse-visseuse 12V ou 18V.
- Polyvalence : Le sélecteur d’embrayage mécanique couvre un spectre d’applications extrêmement large.
- Confort d’utilisation : Le système « Push & Go » excelle quand on doit maintenir une forte pression. On n’a plus besoin de chercher la gâchette avec le doigt.
- Alimentation moderne : Annoncée à 300 à 400 serrages, l’autonomie est excellente pour du petit outillage. En prime, la recharge via USB-C s’effectue très rapidement. Comme mon usage du Bosch Go 3 reste modéré, je ne l’ai rechargé que deux fois depuis son acquisition : une fois avant la première utilisation, et une fois 3 mois après.
Ses limites :
- Vitesse unique : Le moteur tourne invariablement à 360 tr/min. L’absence de variateur de vitesse se fait parfois sentir sur des finitions délicates, comme ce fut le cas lors du test avec mon laptop.
- Courbe d’apprentissage : Un bricoleur néophyte aura du mal à jauger le couple idéal du premier coup. Il faudra tester ou chercher la réponse sur internet.
- Profondeur du mandrin : Un embout de vissage classique, souvent très court, disparaît presque entièrement une fois inséré dans le porte-embout. En ayant d’autres embouts issus de mon tournevis manuel, ce problème est très flagrant dans l’image que je vais vous partager.
- Indicateur manquant : si l’anneau LED sert d’indicateur en clignotant lorsque la batterie faiblit, l’absence d’une véritable jauge à plusieurs barres complique l’anticipation précise de l’autonomie restante.


Bosch Go 3 : Verdict final après près de 6 mois d’utilisation
En tant que nouvel utilisateur de ce type de matériel électrique, mon ressenti global est extrêmement positif. Cet outillage facilite véritablement les petits travaux domestiques. La réduction de la fatigue articulaire est remarquable.
Parallèlement, le gain de temps sur les montages est énorme. De plus, la qualité d’assemblage est au rendez-vous. Il n’y a aucun jeu dans le mandrin et tout serre impeccablement.
Le Bosch Go 3 vise idéalement les techniciens, les électriciens, ainsi que les amateurs de bricolage exigeants. Il constitue un renfort exceptionnel pour les bricoleurs cherchant un format de poche performant sans sacrifier l’efficacité.
Vous possédez déjà le Bosch Go 3, ou vous hésitez encore entre plusieurs tournevis électriques compacts ? N’hésitez pas à partager votre propre expérience en commentaire, notamment si vous l’utilisez sur des chantiers ou dans un contexte pro, un usage que je n’ai pas pu tester en profondeur ici. Et si j’ai laissé un point de côté (autonomie sur usage intensif, comparatif avec un concurrent précis, compatibilité des embouts…), dites-le-moi : je complèterai cet article avec vos retours.
